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Bernard Bottolier Curtet, bénéficiaire du programme Atouts Stratégie

APRÈS UNE PÉRIODE DE DOUTES QUANT À LA MARCHE À SUIVRE, LE CABINET BOTTOLIER CURTET REPART DU BON PIED

Bernard Bottolier Curtet, podo-orthésiste à Cran Gevrier, près d’Annecy, évolue dans l’univers de la podologie, de la chaussure orthopédique, de l’appareillage, se considérant ainsi comme une société de services. Au fil du temps, son cabinet a connu une stagnation, confirmée par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, qui a su l’orienter vers la bonne direction.

En faisant appel à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat au printemps dernier, quel était votre objectif ?
Bernard Bottolier Curtet : Je cherchais une solution pour mettre à plat l’organisation et redynamiser mon entreprise. L’idée était de faire un état des lieux, de créer un développement qui soit humain avant d’être financier. Mon métier m’intéresse toujours autant, c’est pour cette raison que je souhaitais un développement qui soit à la hauteur de mes attentes, à savoir maintenir un bon équilibre entre l’évolution des salaires, des charges, une régularité entre les entrées et les sorties des salariés, afin de parvenir à une entreprise qui soit saine, dans laquelle règne une bonne entente et où l’on puisse répondre à la demande. Étant donné que nous fabriquons tout nous-mêmes, grâce à trois groupes, atelier, administratif et applicatif, une symbiose est nécessaire entre ces pôles.

Diriez-vous aujourd’hui que l’objectif a été atteint ?
BBC : Il est en passe de l’être. Le résultat sera visible lorsqu’une année se sera écoulée. Quand nous avons mis en place les modalités de fonctionnement, cela a ralenti la marche de l’entreprise, nous avons même observé une baisse, rattrapée en fin d’année.

Vous gérez un cabinet de podo-orthèse à Cran Gevrier. Quel en est l’historique ?
BBC : Le cabinet a été créé à Sallanches, il y a 29 ans. J’ai, par la suite, centralisé la fabrication à Cran Gevrier et réalisé des extensions à Sallanches et à Albertville, de manière à nous rapprocher des patients, afin que la distance ne soit plus un frein au moment où ils rencontrent un problème ou en cas de retouches ou de contrôles à effectuer. La gestion en est plus compliquée mais cette solution est mieux adaptée à un suivi médical.

Combien êtes-vous de collaborateurs ?
BBC : Nous sommes huit en tout.

Depuis 29 ans, comment évolue votre cabinet ?
BBC : J’ai démarré tout seul, puis progressivement, des salariés sont venus gonfler l’effectif. L’arrivée de collaborateurs suppose de remettre en question l’organisation et il est important de pouvoir continuer à se comprendre. Pendant une dizaine d’années, nous avons vécu en nous basant sur un certain modèle d’organisation, jusqu’à ce que l’on arrive à un essoufflement, à une stagnation.

En amont de la formation « Atouts Stratégie », la Chambre de Métiers et de l’Artisanat a réalisé un diagnostic. Que disait-il ?
BBC : Il confirmait ce que je pensais, à savoir, une sorte de léthargie qui nécessitait que l’on donne une nouvelle impulsion.

Quel a été le détail de la formation qui a suivi ?
BBC : La formation, que j’ai trouvée un peu trop concentrée à mon goût, a duré trois jours, puis un intervenant extérieur a passé plusieurs demi-journées avec moi, dans mon cabinet et nous avons parlé développement et sécurisation de l’entreprise. Le but étant de nous donner des outils permettant de faire le point sur le fonctionnement des différents secteurs de l’entreprise, à savoir des tableaux de bord pour analyser tout au long de l’année les situations et nous aider à anticiper d’éventuelles difficultés et à prendre des décisions.

Cette formation vous a-t-elle aidé ?
BBC : Oui et elle m’aide encore. Celle-ci s’est terminée en septembre dernier et nous sommes toujours dans son application. Elle m’a permis de me rendre compte qu’il manquait plusieurs personnes à des postes clés et que leur arrivée impliquait une réorganisation technique en interne. Par exemple, le fonctionnement de l’atelier de 300 m² et l’ancien secrétariat ont été remis en question.

Êtes-vous satisfait du dispositif apporté par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ?
BBC : Oui, tout à fait, d’autant que les interlocuteurs ont été pleinement à l’écoute des formulations émises et ont répondu à ma demande. Ils ont vraiment analysé l’entreprise pour essayer d’en tirer le meilleur. En 29 ans d’expérience, j’avais des intuitions car je la connaissais bien mais il me fallait des analyses et une confirmation ou non de mon ressenti. Tant que l’entreprise est petite, il est possible de cerner les problèmes mais au fur et à mesure qu’elle s’agrandit, ceux-ci ont tendance à nous échapper. En tant que chef d’entreprise, la difficulté est de savoir quelle orientation prendre, c’est pour cela qu’il est nécessaire d’avoir des avis différents, aussi bien internes, qu’externes. Une fois que nous sommes convaincus d’avoir fait le bon choix, il est important d’être accompagnés pour se sentir un peu plus en sécurité.

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