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Emmanuel Morin, bénéficiaire du programme Atouts Participer à un Salon

Emmanuel-Morin-Ecodomeo-smallEMMANUEL MORIN : “J’AI ADAPTÉ MA COMMUNICATION EN FONCTION DU SALON, GRÂCE À LA FORMATION”

Après avoir travaillé pendant douze ans au sein d’une multinationale, dans le secteur de l’emballage, puis dans une société fabriquant des toilettes sèches publiques, Emmanuel Morin a fondé Écodomeo, basée à Nyons, dans la Drôme. Il espère que sa visibilité lors du salon de Villepinte, boostera ses ventes.

 

Pouvez-vous, dans un premier temps, nous présenter votre société ?
Emmanuel Morin : J’ai créé Écodomeo en 2009, fabriquant un produit unique, des toilettes sèches, haut de gamme, pour les particuliers, qui soient le plus proche possible en utilisation et en entretien, des toilettes à chasse d’eau. Le but étant de faire des économies d’eau, d’assainissement et d’éviter la pollution.

Avez-vous des salariés ?
EM : J’ai travaillé avec un agent commercial pendant un an et demi mais ce n’était pas assez rentable. Je suis donc de nouveau seul, même si le chiffre d’affaires, actuellement de 70 mille euros, se développe tous les ans, il n’est pas suffisant pour embaucher.

À quel moment avez-vous été mis en rapport avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ?
EM : J’étais à la recherche de subventions, pour participer au salon Idéo Bain, qui s’est déroulé du 4 au 8 novembre dernier, à Villepinte. J’ai contacté la Chambre de Métiers et de l’Artisanat qui m’a fait savoir qu’il existait un dispositif “Salon”.

Quel a été le montant de votre aide financière ?
EM : L’organisation d’un salon coûte entre 8000 et 9000 euros et je devrais obtenir 1500 euros. Un montant acceptable s’il y a des retombées, dans le cas contraire, c’est un gros investissement.

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat vous a également soutenu pour préparer ce salon en amont ?
EM : J’ai eu une journée de formation. J’en connaissais certains aspects et en ai découvert d’autres.

Justement sur ce dernier point, pouvez-vous nous en dire plus ?
EM : Le formateur a démontré l’importance d’adapter la communication au type de salon que l’on fait car ils ne sont pas tous équivalents et ne touchent pas les mêmes publics. Je suis habitué aux salons écologiques, pour le grand public et les particuliers, là, en l’occurrence, il s’agissait de mon premier salon professionnel à niveau international, avec des architectes, des fabricants, des installateurs.

Quelle en a été la conséquence ?
EM : J’ai décidé de changer ma communication. Après avoir réfléchi aux attentes des clients, j’ai changé les couleurs du logo, celles de la plaquette, je l’ai présentée différemment, je me suis vraiment orienté vers les professionnels.

Avez-vous appris d’autres choses ?
EM : J’ai eu la confirmation qu’un salon se préparait. Le formateur a insisté sur l’importance d’informer de ma présence, notamment les anciens clients, même ceux ayant été équipés récemment. Se rappeler à eux en soulignant que l’on participe au salon, crédibilise. D’ailleurs, il se pourrait qu’un ancien client me passe une commande. D’autres sont venus me voir, nous étions contents de nous rencontrer pour la première fois. D’autant qu’un client est aussi un prescripteur.

Pensez-vous rééditer un salon similaire ?
EM : Je referai Idéo Bain en 2015, le salon ayant lieu tous les deux ans. Le formateur m’avait recommandé d’y aller une première fois en tant que visiteur, pour m’imprégner de l’ambiance de façon à mieux m’adapter mais je n’ai pas pu. C’était un bon conseil car, si je pense l’avoir globalement bien préparé, j’agirai différemment en ce qui concerne la tenue vestimentaire et la tenue du stand.

Vous a-t-on passé des commandes durant ce salon ?
EM : Non mais j’ai eu des demandes de devis. Le salon a aussi été l’opportunité de rencontrer des installateurs potentiels, notamment de la Réunion, de la Martinique et de la Guadeloupe. Pour développer un réseau commercial, il est important d’être présent dans ces salons. Celui-ci était en réalité plutôt francophone, il y a avait des gens du Maghreb, du Canada essentiellement mais pas d’européens ou d’asiatiques.

Vous vendez une cinquantaine de toilettes par an, est-ce nécessaire de faire un salon pour une activité de niche comme la vôtre ?
EM : Oui car il faut se faire connaître.  Pendant le salon, d’importants intervenants du secteur de la salle de bains sont venus me voir mais aussi des directeurs commerciaux, le président des industries de la salle de bains ainsi que la presse.

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat a-t-elle répondu à vos attentes ?
EM : Oui. Ses différentes aides m’ont toujours été utiles. Ses conseils sont intéressants, les intervenants sont de qualité. C’est appréciable car la solitude de l’entrepreneur est une vraie réalité.

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