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Frédéric Volpon, bénéficiaire du programme Atouts Groupement d’entreprises

Frédéric VolponAVEC A PUISSANCE 10, FRÉDÉRIC VOLPON RAISONNE EN TERMES “D’INTELLIGENCE COLLECTIVE”


Implanté à Saint-Fons dans le Rhône, l’ébéniste, Frédéric Volpon, s’est taillé une réputation en excellant dans l’agencement sur mesure et haut de gamme, de résidences de luxe, de châteaux, ainsi que dans la conception et la fabrication de mobilier, bibliothèques, dressings , cuisines… Issu d’un savoir-faire familial, il poursuit une activité amorcée en 1946. Depuis près de deux ans, il capitalise grâce à la dernière née “A Puissance 10”, une fédération de sept entreprises.

 

Pourquoi une société aussi prestigieuse que la vôtre a-t-elle fait appel à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ?
Frédéric Volpon : J’avais un projet en tête pour compléter Volpon, à savoir réunir des chefs d’entreprise pour créer une société qui puisse apporter à nos clients un service “clé en main”, pour l’aménagement complet d’intérieurs, regroupant l’ensemble des métiers, depuis la conception jusqu’à la remise des clés, qui serait un produit haut de gamme. Nous ne savions pas sous quelle forme juridique la concevoir, nous nous sommes donc tournés vers la Chambre de Métiers, puisque nous avions appris qu’elle pouvait nous accompagner dans notre projet. Nous avons travaillé sur plusieurs modules, pour aboutir, en 2012, à la création d’une SAS se nommant A Puissance 10.

Il s’agit donc d’une entreprise à part entière ?
FV : Tout à fait. Au terme de la collaboration avec la Chambre de Métiers, nous avons réussi à définir le type de structure à créer. Nous n’avons pas opté pour une association  ou un GIE, Groupement d’Intérêt Économique mais pour une SAS. Il a fallu apprendre à connaître les différentes typologies des sociétés adhérant au projet, à définir les motivations et les attentes de chacun. Nous avons été amenés à nous poser toutes les bonnes questions. Une fois la SAS créée, il s’en est suivi un travail important sur l’organisation interne, la mutualisation des moyens de communication, la définition du rôle de chacun, les valeurs et les rémunérations. Nous avons aussi précisé les objectifs commerciaux.

Un intervenant de la Chambre de Métiers vous a-t-il épaulé tout au long de cette structuration ?
FV : Oui. Le programme comprenait, d’une part, des entretiens individuels auprès de chacune des entreprises, d’autre part, un travail commun.

Quelles entreprises composent A Puissance 10 ?
FV : Initialement nous étions quatorze, dix ont été retenues lors de la création de la SAS, à ce jour nous sommes sept : Esquisse, société d’architecture d’intérieur à laquelle je suis associé, Volpon, deux sociétés de plâtrerie-peinture dont une spécialisée dans le carrelage, une société d’électricité, domotique, climatisation, une entreprise réalisant des panneaux décoratifs en résine, un transformateur verrier. Nous collaborons par ailleurs avec des partenaires labellisés, non associés, qui travaillent suivant une éthique, une charte, sorte de règlement intérieur mis en place avec l’aide de la Chambre de Métiers, afin de définir l’âme et la structure de A Puissance 10.
Il faut aussi préciser que nous avons mutualisé les locaux. Volpon, basée à Saint-Fons, accueille le siège d’Esquisse et de A Puissance 10. Nous avons décidé ensemble de concevoir des locaux qui soient une représentation poussée à l’extrême de nos savoir-faire, où chacun de nos associés et partenaires s’investit pour exposer sa compétence.

Depuis la création de A Puissance 10, le chiffre d’affaires de Volpon connaît-il une envolée ?
FV : Oui, puisqu’il y a un développement commun à toutes les structures.

Quels sont les autres avantages de ce regroupement d’entités ?
FV : Cela permet, entre autres, de pallier la solitude du chef d’entreprise et de pouvoir échanger avec d’autres dirigeants concernés par le même marché que nous. Je raisonne en termes d’intelligence collective : nous construisons ensemble et ce, en compagnie de personnes avec lesquelles nous avons plaisir à travailler.

Tout est donc positif ?
FV : Comme dans toute coopération, il y a des difficultés qui remontent mais qui réussissent à être transformées en positif. Notre état d’esprit est que tout obstacle doit servir à nous améliorer et à avancer.

Quelles sont ces difficultés en question ?
FV : Elles concernent la recherche d’optimisation d’un produit. Il s’agit davantage de points d’amélioration portant sur notre identité vis-à-vis d’un client, sur notre savoir être et sur l’organisation des chantiers. La difficulté est de faire en sorte que tout le monde soit sur la même longueur d’onde, le bon côté étant que chacun a envie de l’être.

Êtes-vous satisfait de ce que la Chambre de Métiers vous a apporté ?
FV : Complètement. Son accompagnement a été très important, sans l’intervention d’une personne extérieure, neutre et impartiale, nous n’aurions jamais pu nous dire ce que nous nous sommes dit entre nous sachant qu’il il y a souvent une retenue, par rapport à des sujets tabous que l’on n’ose pas aborder. Il a permis de mettre les choses à plat et de construire sur des bases saines.

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