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Céline Careil, bénéficiaire du programme Atouts Création d’entreprise

Céline Careil« ON NE SAIT PAS TOUJOURS VERS QUI SE TOURNER LORSQUE L’ON A UN PROJET »

C’est dans un village de la Loire, que Céline Careil a concrétisé son rêve, en ouvrant sa boutique de fleurs “Dessine-moi une fleur”, une entreprise aujourd’hui labellisée.

 

 

Sans compter la société horticole, vous êtes la seule fleuriste de Sury-le-Comtal, dans la Loire, commune de près de 6000 habitants ?
Céline Careil : Oui, je suis la seule mais étant donné le contexte, ce n’est pas évident, c’est pour tout le monde pareil.

Quel a été votre parcours avant de vous mettre à votre compte en 2012 ?
CC : C’est un projet que j’avais en tête depuis longtemps. Avant d’y parvenir, j’ai passé un BEP et un BAC pro, en horticulture; en parallèle, j’ai obtenu mon CAP fleuriste en candidat libre, tout en faisant des stages. J’ai ensuite enchaîné avec un B.T.S. technico-commercial végétaux d’ornement, suivi d’un apprentissage chez un fleuriste aux alentours de Clermont. Histoire de voir autre chose, j’ai travaillé pendant trois ans dans une association, dans un tout autre secteur, avant de trouver un poste chez un fleuriste, près de St-Étienne, où je suis restée également trois ans. C’est en août 2012 que j’ai repris le magasin de Sury.

C’est à ce moment-là que vous avez sollicité la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ?
CC : J’avais sollicité, en premier lieu, la Chambre de Commerce, qui m’a orientée vers la Chambre de Métiers. On ne sait pas toujours vers qui se tourner quand on a ce type de projet.

Que vous a-t-elle proposé ?
CC : Bien que je n’aie pas trouvé cette boutique grâce à elle, elle m’a fait des propositions, en me fournissant une liste de magasins susceptibles d’être repris, j’en ai contacté quelques-uns. J’ai également suivi une formation, un parcours d’installation sur quatre jours, d’un montant de 187 euros, balayant tous les points.

Que contient-il plus précisément ?
CC : gestion, comptabilité, organismes tels que le R.S.I…, rôle du chef d’entreprise, mutuelles, banques, communication, administratif.

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat vous a aussi permis de monter un dossier afin d’être labellisé ?
CC : Oui, j’ai obtenu le label “Entreprendre en France”. Il donne accès à un suivi, à des aides juridiques si besoin, à un prêt à taux zéro qui a été pour ma part de 8000 euros, à des soirées sur différents thèmes, comme les impôts.

Comment qualifieriez-vous une reprise d’entreprise ?
CC : Ce n’est pas insurmontable mais il y a beaucoup de choses à gérer, à comprendre. Il faut être vigilant sur le prix d’achat du commerce, c’est pour cette raison que j’ai fait appel à un expert comptable, qui m’a guidée, pour que ce soit plus simple. Une autre difficulté est, qu’arrivée la deuxième année, on se retrouve seul car l’aide à la reprise ou création d’entreprise (ARCE), du Pôle Emploi, se termine; il faut donc trouver un autre équilibre pour s’en sortir financièrement.

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat a-t-elle répondu à vos attentes ?
CC : Elle a répondu à certaines de mes attentes, le parcours d’installation était intéressant.

Comment envisagez-vous l’avenir ?
CC : Il est difficile de se projeter. Mon objectif est, à ce jour, de maintenir l’entreprise, en conservant l’employée à mi-temps que j’ai reprise avec le magasin.

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