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Laure Pépin, bénéficiaire du programme Atouts Accessibilité

Laure et Nicolas Pépin« J’AI APPRÉCIÉ L’AUTONOMIE ET LA PERFORMANCE DE L’INTERVENANTE »

Laure Pépin est à la tête de la pâtisserie chocolaterie éponyme, cours Gambetta, depuis juillet 2007 et d’un autre point de vente, cours Charlemagne, dans le 2e arrondissement de Lyon, depuis février 2013. L’entreprise compte au total 14 salariés, fabrication et vente confondues.

 

Vous avez fait appel à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat pour rendre un de vos commerces, celui du cours Gambetta, accessible, dans le cadre de la loi sur l’accessibilité, applicable au 1er janvier 2015, le second, plus récent, étant déjà aux normes. Pourquoi cette démarche ?
Laure Pépin : Au mois de juin, la mairie du 7e mettait en place un dispositif pour interpeller les commerçants sur ce qui allait et sur ce qui n’allait pas. Concernant le commerce du cours Gambetta, qui dispose d’un salon de thé, notre souci était de savoir si oui ou non, nous devions avoir des toilettes aux normes. La mairie nous a donc orientés vers la Chambre de Métiers pour avoir des informations plus précises.

Grâce à elle, vous avez bénéficié d’un diagnostic accessibilité en juillet ?
LP : Oui. Une personne est venue prendre un certain nombre de mesures, elle a calculé la pente qu’il faudrait prévoir à l’entrée du magasin, puis elle nous a fait parvenir un bilan complet.

Quelles ont été les conclusions de ce document ?
LP : La marche à l’entrée du magasin était trop haute de deux centimètres. Nous avons été également sensibilisés sur le caractère trop petit des étiquettes et donc pas assez lisibles, sur la nécessité de mettre les toilettes aux normes. Il fallait aussi que la caisse dispose d’une avancée sans pied, afin qu’une personne en fauteuil roulant puisse s’y glisser et prendre appui sur une petite tablette, pour un règlement par chèque.

Avez-vous réalisé l’intégralité de ces aménagements ?
LP : Non ! Pour la marche, nous avons créé une pente en métal avec une tôle en inox, que l’on sort en cas de besoin. Nous travaillons sur les étiquettes mais lorsque l’on a une quinzaine de petits gâteaux les uns à la suite des autres, on ne peut pas se permettre de faire de grosses étiquettes. Nous réfléchissons actuellement à une solution pour que le client puisse régler à sa hauteur. En revanche, la mise en place d’une porte automatique et la mise aux normes des toilettes attendront 2015, puisque nous projetons de rénover le magasin.

Comment jugez-vous l’intervention de la personne venue faire le diagnostic :
LP : . En 2h30, le diagnostic était fait.

Vous a-t-elle été utile ?
LP : Oui car nous n’aurions jamais pensé à tout cela. C’est tellement complexe et strict. Tant que nous ne sommes pas confrontés au problème du handicap, nous ne sommes pas sensibilisés. Ce n’est que lorsqu’une personne de votre entourage est en fauteuil, que l’on voit les choses sous un autre angle.

La Chambre de Métiers a-t-elle répondu à vos attentes ?
LP : Oui, tout à fait. En tant que chef d’entreprise, je dispose de peu de temps et j’ai vraiment apprécié l’autonomie de l’intervenante qui ne m’a jamais dérangée durant mon travail. Elle a été performante, discrète et efficace.

Êtes-vous aujourd’hui encore en lien avec elle ?
LP : Non, puisque nous avons toutes les données nécessaires mais si l’on avait besoin d’un conseil, je pense qu’elle se rendrait disponible.

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