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Sylvie Asius, bénéficiaire du programme Atouts Accessibilité

Sylvie AsiusSYLVIE ASIUS, COIFFEUSE AU TEIL, COUPE COURT À L’ARBITRAIRE

Installée au Teil, porte d’entrée de l’Ardèche méridionale, Sylvie Asius dirige depuis 1999 et avec deux salariés, “Le boudoir”, un salon de coiffure. À l’issue d’un diagnostic relatif à l’accessibilité, elle a entrepris des travaux d’une durée d’une semaine, en février 2013, afin de se mettre aux normes.

 

Vous avez fait appel à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat pour rendre votre salon accessible, conformément à la loi de 2015. Quelles ont été les raisons de cette démarche ?
Sylvie Asius : J’ai eu droit à des aides financières de la part de l’ORC, Opération Rurale Collective, propre au Département de l’Ardèche, équivalent à un pourcentage de chiffre d’affaires, visant à rénover les commerces. Mon interlocutrice m’a orientée vers la Chambre de Métiers, précisant que quitte à effectuer des travaux au niveau de la vitrine, autant les coupler avec ceux à réaliser, concernant les normes d’accessibilité, nouvelles règles dont je n’étais pas au courant.

Une personne de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat s’est donc déplacée au sein de votre commerce pour réaliser un diagnostic en novembre 2012?
SA : Oui c’est cela. Elle a indiqué ce qui était aux normes, ce qui ne l’était pas, a pris des mesures, m’a proposé plusieurs solutions. J’ai donc pu bénéficier d’aides financières, pour réaliser ces aménagements s’élevant à 10% du montant investi, pour être aux normes.

Suite aux conclusions de ce document qu’avez-vous réalisé ?
SA : Nous avons installé au niveau de l’entrée, une porte plus large avec une poignée, une sonnette, une marche escamotable, en respectant un pourcentage de pente ; au niveau de la caisse : une tablette d’une hauteur de 80 cm pour que la personne en fauteuil puisse aisément remplir son chèque. Il y a des travaux que je n’ai pas pu réaliser, faute de temps, ce sont les bacs et sièges escamotables, permettant de placer un fauteuil roulant près d’un bac. Il aurait fallu également modifier l’accès aux toilettes mais, exerçant dans un bâtiment ancien, ceci n’a pas pu se faire et est passé dans le domaine privé.

Mettre en place un tel agencement est-il contraignant ?
SA : Cela n’a pas été pesant étant donné que je souhaitais changer ma devanture, vétuste. Mais cela aurait été peut-être plus compliqué si des travaux n’avaient pas été prévus initialement, il me semble que ce n’est pas réalisable partout. Il a fallu que je change mes sols, suite à l’ajout de la marche escamotable. Cela a entraîné davantage de frais.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?
SA : Non, les personnes de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ont été compétentes et ce sont des artisans locaux et de confiance qui ont réalisé les travaux.

Quels ont été les retours de vos clients ?
SA : Ils sont ravis et c’est normal que tout client puisse avoir accès aux commerces. C’est vrai que je n’ai pas encore utilisé la marche escamotable, je ne l’utiliserai peut-être jamais, mais au moins, elle est en place.

À la suite de ces changements, votre clientèle s’est-elle développée ?
SA : Il y a un peu plus de clients mais c’est davantage dû à la nouvelle devanture qui attire les regards, qu’aux travaux d’accessibilité.

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