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Sophie Bosch, bénéficiaire du programme Atouts Ressources Humaines

Sophie Bosch1ère TRACE FAIT BONNE IMPRESSION

À 34 ans, Sophie Bosch est en quête perpétuelle de performance. Après un prix de l’excellence récompensant sa société 1ère Trace, basée à Sallanches, elle a fait appel à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat en janvier 2013, pour l’aider dans un domaine qu’elle ne maîtrisait pas, celui des ressources humaines car petite entreprise ne signifie pas faire l’impasse sur ce sujet.

 

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l’activité de votre entreprise ?
Sophie Bosch :
1ère Trace est un atelier d’impression numérique que j’ai créé il y a trois ans. Cela va du petit au grand format, c’est-à-dire de la carte de visite à la bâche publicitaire. Nous sommes sur de la petite et moyenne série sur mesure. L’entreprise compte deux salariés à temps plein.

Le métier de l’impression numérique est-il nouveau pour vous ?
SB :
Oui, complètement, j’ai opéré un changement complet d’orientation professionnelle.

Comment avez-vous approché la Chambre de Métiers et de l’Artisanat pour pouvoir bénéficier du dispositif Ressources Humaines ?
SB :
À l’issue d’une formation de maître d’apprentissage faite l’année dernière, formation nécessaire puisque j’ai eu un apprenti en alternance pendant un an, j’ai fait part de mon besoin de formation en ressources humaines sur le questionnaire remis par la Chambre de Métiers. Celle-ci a pris contact avec moi trois jours après, afin de me présenter son savoir-faire en la matière. Elle a été très réactive !

Elle vous a alors proposé un accompagnement. Sur quoi portait-il précisément ?
SB :
Une conseillère de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat est venue à deux reprises dans mon entreprise pour  m’aider à mener les entretiens individuels de mon salarié et de mon apprenti. Nous avons également préparé un entretien de recrutement, rédigé des outils pratiques dont une fiche de poste. Elle m’a indiqué les points sur lesquels je devais être vigilante pendant la période d’essai. A l’issue de l’intervention, nous avons eu de nombreux échanges par mail. Comme je pouvais la solliciter autant que je voulais, je me suis sentie beaucoup moins seule.

Avez-vous pu mettre en application les conseils qu’elle vous a apportés ?
SB :
Oui, tout à fait. Pour la première fois, j’ai réalisé des entretiens individuels avec mon salarié et mon apprenti. Je me suis approprié des documents que j’ai adaptés à ma structure. Nous étions tous trois dans l’opérationnel au quotidien et ces entretiens ont été d’une grande richesse puisqu’ils nous ont permis de prendre du recul, de connaître le point de vue de l’autre, son état d’esprit, de se dire des choses inhabituelles, d’exprimer ses idées.

Cet échange visait à faire progresser votre entreprise ?
SB :
Oui. Je voulais être sûre qu’ils se sentaient bien car on peut avoir un ressenti totalement faux. L’objectif était d’échanger librement et de s’assurer que nous étions sur la même longueur d’onde, de progresser ensemble. Ils ont exprimé leurs attentes, ce qu’ils voulaient faire, ne pas faire, ce qu’ils aimaient, n’aimaient pas.

Depuis cet accompagnement, avez-vous embauché ?
SB :
Oui car je n’ai pas souhaité garder mon apprenti. J’ai donc embauché ma deuxième salariée en C.D.I., en octobre. J’ai préparé les entretiens en respectant les conseils de la Chambre de Métiers : ne pas poser de questions fermées qui impliquent un “oui” ou un “non” mais au contraire faire parler les candidats au maximum. Eux-mêmes ont été surpris du sérieux des entretiens, quant à leur durée et à la pertinence des questions. Pour moi, l’enjeu était de taille. Je ne voulais pas faire d’erreur au niveau de mon choix. En effet, dans une très petite entreprise, l’ambiance, l’organisation, et même l’avenir de l’entreprise peuvent être remis en cause à la suite d’un mauvais recrutement. Il était important pour moi qu’une bonne entente continue de régner au quotidien.

Vous diriez-vous satisfaite de l’apport fourni par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat ?
SB :
Je suis ravie. Cela a été un travail de fond très précieux et qui devrait plaire et être utile à de nombreuses autres entreprises. Je ne pensais pas pouvoir bénéficier d’un tel accompagnement “sur-mesure”, sans avoir à payer de prestation supplémentaire, l’action ayant été soutenue par la DIRECCTE. Maintenant, je sais ce qu’elle fait et je n’hésiterai pas à la solliciter si besoin.

Vous vous êtes vu décerner le 1er Prix de l’excellence, catégorie Création d’Entreprise, par le Rotary Rhône-Alpes, vous êtes, par ailleurs, labellisée Imprim’Vert. Êtes-vous toujours à la recherche du meilleur ?
SB :
En général, c’est ce qui guide les chefs d’entreprise. Je suis perfectionniste, mon objectif est de satisfaire les clients comme je souhaiterais qu’un prestataire me satisfasse. Le prix de l’excellence a été un coup de pouce et une reconnaissance de mon travail.

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